Pourquoi c'est important

C'est la règle la plus importante concernant les médicaments pour les voyageurs se rendant au Japon, et celle dont les conséquences sont les plus sévères en cas d'erreur. L'Adderall est un médicament courant, légalement prescrit pour le TDAH aux États-Unis et dans de nombreux autres pays. Au Japon, il est classé comme drogue stimulante — la même catégorie légale que la méthamphétamine — et la loi ne fait aucune distinction entre un patient muni d'une ordonnance et n'importe qui d'autre qui en transporterait.

Des voyageurs sont arrêtés pour cette raison. Ce n'est pas une situation où l'on se contente d'une amende et d'une confiscation.

Restrictions

Il n'existe aucune quantité autorisée ni aucune voie d'approbation :

  • Tolérance zéro. L'amphétamine et la dextroamphétamine, les principes actifs de l'Adderall et du Mydayis, sont interdites par la loi sur le contrôle des stimulants.
  • Les ordonnances ne servent à rien. Aucune lettre de médecin, ordonnance ou document médical ne crée d'exemption.
  • Aucun certificat d'importation n'existe. Le système du Yunyu Kakunin-sho, qui couvre d'autres médicaments, ne peut pas être utilisé pour les amphétamines, et le Narcotics Control Department ne délivrera aucun permis pour celles-ci.
  • L'envoi par courrier est également illégal. Faire livrer de l'Adderall au Japon est considéré comme de la contrebande de drogue.

Les alternatives réalistes : demandez à votre médecin de passer au Vyvanse (lisdexamfétamine), que le Japon autorise avec une permission préalable du Narcotics Control Department, ou prenez rendez-vous avec un médecin au Japon qui pourra prescrire un traitement du TDAH approuvé localement.

Ce que dit la directive officielle

Les directives d'importation de médicaments du ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales (MHLW) répertorient les stimulants parmi les substances interdites à l'importation personnelle, et les douanes japonaises classent les drogues stimulantes parmi les articles totalement interdits d'entrée. Les deux précisent que les substances interdites sont exclues du système de certificat qui couvre les médicaments ordinaires. Si votre médicament contient de l'amphétamine, le seul choix sûr est de le laisser chez vous et de prévoir une alternative avant de partir.